Rishikesh, porte du pays des dieux

Mon séjour s’est achevé dans une parenthèse de spiritualité et de quiétude sur les rives du Gange. Depuis New Delhi, j’ai rejoint après 5 heures de train la ville sacrée d’Haridwar dans l’état de l’Uttaranchal. Surtout connue pour le pèlerinage de la Purna Kumbh Mela qui a lieu tous les douze ans, Haridwar draine un nombre incalculable de fidèles hindous venus des quatre coins du monde. Si vous êtes partants pour assister à un événement hors du temps, rendez-vous en 2021 ! Mais ma destination finale, Rishikesh, se trouve à 25 kilomètres en amont. C’est le point de départ de plusieurs routes de pèlerinages aux sources du Gange. Il est midi et les rayons du soleil dardent une foule compacte et multicolore qui traverse à pied, à vélo ou en scooter le Laksman Jula, un des deux ponts enjambant le fleuve sacré du Gange. En contrebas sur la rive opposée se dresse, placide, le Neelakanta Maha Deva Temple.

La ville poudrée de rouge, d’orange et de jaune s’étire le long des eaux encore cristallines venues de l’Himalaya. Dans les rues de Rishikesh, le temps est comme suspendu dans un nuage de fine poussière où des occidentaux se mêlent aux sadhus (ascètes indiens) de la ville sacrée pour aller rejoindre les nombreux ashrams de la ville. On vient ici, essentiellement pour se ressourcer et retrouver une énergie vitale à travers la pratique du hatha yoga. Je ne pratique pas cette discipline mais elle m’intrigue beaucoup. Le lendemain j’ai rendez-vous avec Dinesh Shastri sur les ghats où affleure le Gange. Ce jeune Yogi de 36 ans, qui a réalisé des études supérieures de sanskrit, dirige la Om Shanti om yoga school située à Rishikesh. Son visage est étonnement calme et souriant. Levé tous les matins à 4 heures, moment durant lequel il se contente de boire de l’eau, il dispense 8 heures de cours chaque jour pour, entre autres, former de futurs professeurs de yoga. Son premier geste après m’avoir saluée d’un joyeux Namaste sera de s’immerger dans le Gange les mains jointes au-dessus de l’eau pour y être béni.

Un peu plus loin, des femmes sortent d’une baignade, leurs saris mouillés et plaqués au corps. Il faudra attendre la tombée du jour, entre chien et loup, pour se diriger vers Triveni Ghat pour participer à une cérémonie Aarti en l’honneur de la Déesse Ganga, fille aînée du roi de l’Himalaya. Des marchandes de fleurs et d’eau sacrée me sollicitent alors que des jeunes femmes vêtues de kurtas ou de saris déposent délicatement des barquettes de fleurs de frangipanier piquées de bâtons d’encens sur la surface de l’eau. Bientôt la nuit enveloppe les silhouettes et les parfums. Il est temps de rentrer car demain matin j’ai une heure et demie de route pour aller voir le lever du soleil à Kunjapuri temple au sommet des montagnes.

Article rédigé par Katherine Hibbs © K.Hibbs – Toute reproduction interdite

Rishikesh, porte du pays des dieux
Katherine Hibbs

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on Jun 18, 2018

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